Engager un coach professionnel est une tâche délicate, car à titre de gestionnaire, vous voulez avoir l’assurance d’avoir la meilleure ressource pour vos employés. Voici quelques conseils pour guider votre choix.

Avant de fixer votre choix, il est essentiel que vous connaissiez vos besoins réels et vos objectifs. Il est pertinent d’avoir recours à un coach si vous visez un changement durable ou une transformation en profondeur d’un comportement, du savoir-faire ou du positionnement de vos employés. Si vous recherchez plutôt l’acquisition de savoirs ou l’obtention de conseils, un formateur ou un consultant seraient probablement mieux indiqués.

Trois facteurs sont à prendre en compte…

Le professionnalisme du coach

La qualité d’un coach ne se résume pas à ses références ou à ses anciennes fonctions managériales. Comme pour tout autre métier, on ne naît pas coach, on le devient. Il convient donc de s’assurer de son professionnalisme.

Sans être une garantie absolue, la certification décernée par la Fédération internationale de coaching, qui est un processus international précis et uniforme, constitue une indication valable de compétence. Cette fédération accorde une certification qui confirme l’exécution d’un nombre préétabli d’heures de pratique, de formation et de supervision et la réussite d’examens oraux et écrits. Les coachs certifiés sont évalués à partir de onze compétences et s’engagent à respecter un code de déontologie.

La pertinence de la démarche

Étant garant du processus de coaching, le coach doit être en mesure de comprendre et d’évaluer la faisabilité de la demande initiale, de définir les objectifs avec la personne accompagnée, de proposer une démarche évolutive, voire de remettre en question le processus s’il estime que les facteurs de réussite pour la personne ne sont pas réunis. Interroger le coach sur ce qui l’amène à accepter ou à refuser un coaching, sur sa démarche et sur la durée habituelle de son accompagnement permet d’évaluer sa maîtrise du processus. Un coaching sans objectifs, sans date de fin et sans indicateurs de réussite est un accompagnement qui risque de n’aller nulle part et d’induire dépendance ou désillusion plutôt qu’autonomie et développement.

La qualité de la relation

Au-delà de la maîtrise technique, la clé du développement se trouve dans le lien entre le coach et la personne accompagnée. Se sentir en confiance et bâtir une relation fondée sur la coresponsabilité (dynamique de partenariat) sont des éléments essentiels à rechercher. Attention toutefois de ne pas surestimer l’accord : un bon coach doit être suffisamment distinct de la personne qu’il accompagne pour être en mesure de la sortir de sa zone de confort.

Dans votre quête du « bon coach », n’hésitez pas à en rencontrer plusieurs avant d’arrêter votre choix, puis de proposer à l’heureux élu de faire le point après deux ou trois rencontres. Une discussion franche vous éclairera sûrement sur la suite à donner. Enfin, gardez en tête que l’expérience n’aura de sens véritable que si elle est constructive et se vit dans le plaisir!